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Dois-je m’entraîner pendant les fêtes ?

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A l’heure où j’écris cet article, la période des fêtes approche à grand pas. Et son lot de questions arrive tout aussi vite ! J’ai donc décidé de prendre les devants et de répondre aux potentielles questions que mes chers lecteurs peuvent se poser à l’approche des fêtes.

 

Ces questions, je me les pose moi même, je suppose donc que vous êtes censé vous les poser. Après tout, je ne suis pas si bizarre que ça ?! Plus sérieusement, les fêtes étant une période assez particulière de l’année, nous ne savons pas trop comment les appréhender, et comment tout gérer.

 

Nous verrons donc dans cet article ce qu’il faut faire pour profiter au maximum de cette période féerique tout en restant un minimum sérieux. Et nous abordons aujourd’hui la question précise de l’entraînement en période de fêtes. Ready ?

 

Les fêtes, qu’est-ce que c’est ?

 

savoir s'il faut s'entraîner pendant les fêtes pour continuer à progresser

 

Lecteur fidèle que vous êtes, vous devez maintenant être habitué à ma passion pour les définitions. Je définis absolument chaque sujet que j’aborde. Pourquoi ? Peut être parce qu’à 17 ans (18 le jour où l’article sortira), je suis déjà un papy dans ma tête. Ou tout simplement l’école m’a bien formaté et je suis habitué à tout définir préalablement.

 

Bref ! Que considère-t-on comme la période des fêtes ? C’est vrai, y a-t-il une période officielle établie permettant de dire : « les fêtes, c’est de tel jour, à tel jour » ? Non, cela n’existe tout simplement pas. La notion de « fêtes » est donc tout à fait subjective. Ce que votre voisin définit comme les fêtes peut être différent de votre vision.

 

Je vais donc tâcher de faire du mieux que je peux pour délimiter temporellement les fêtes, en essayant de choquer le moins de monde. De mon humble avis, les fêtes commencent à partir du moment où le premier repas de Noël est consommé.

 

Imaginons que vous preniez un premier bon gros repas le 24 Décembre au soir, cela marque votre entrée dans la période des fêtes. Et je dirai que le moment où les fêtes se terminent se situe au moment même où il ne reste plus un seul plat du déjeuner de votre 1er Janvier.

 

En effet, si vous avez une famille comme la mienne, il y a des chances que les repas soient gargantuesques. Si gargantuesques que même moi n’arrive pas à finir toutes les portions pantagruéliques qui s’offrent à moi. C’est vous dire !

 

Il y a donc nécessairement des restes pendant des jours et des jours. Vous avez donc de la bûche en veux-tu en voilà, vous pouvez même en prendre au petit déjeuner avec du saumon mélangé à du foie gras si bon vous chante. Autant vous dire que c’est un petit peu le bazar au niveau diététique.

 

Pour certains, les fêtes commencent à partir du moment où ils ouvrent la première case de leur calendrier de l’avent. Ils peuvent donc tout se permettre à partir du 1er Décembre. Je trouve cela tout de même un peu abusif. A moins que ce ne soit ma mentalité de papy qui refasse surface.

 

POUR RÉSUMER

 

DÉBUT DES FÊTES : PREMIER REPAS DU 24 DÉCEMBRE

FIN DES FÊTES : FIN DES RESTES DU 1ER JANVIER

 

 

No big deal

 

S’entraîner pendant les fêtes ?!

 

l'entraînement pendant les fêtes, oui ou non ?

 

Vous l’avez compris si vous avez lu attentivement la partie précédente, la période des fêtes est exceptionnelle. Et à période exceptionnelle, organisation exceptionnelle. Aux grands maux les grands remèdes j’ai envie de dire. Il est donc nécessaire de bien s’organiser à l’avance.

 

Prévoyez cette période comme un voyage. Tout doit être planifié de manière très précise. Vous devez savoir où vous serez tel jour, à telle heure, et prévoir, ou non, un entraînement ce jour ci. Si vous n’avez pas de plan précis, vous avez beaucoup de chances de faire n’importe quoi. Du grand n’importe quoi même.

 

Et pas besoin d’être Einstein pour savoir que le n’importe quoi en entraînement, ce n’est pas ce qui est le plus profitable. En effet, vous risquez d’avoir vos habitudes perturbées, de manquer de repères, voire de vous blesser. Dans tous les cas, ce n’est pas du tout ce que vous souhaitez.

 

Dès lors, il y a différents plans d’action. A vous de choisir ce qui vous convient le mieux. Je pense que d’un point de vue de l’entraînement pur, il n’y a que deux possibilités qui s’offrent à vous :

 

PLAN D’ACTION N ° I : CELUI DU FLEMMARD

  

Vous avez décidé que pendant les fêtes, vous allez vous détendre. Et rassurez-vous, il n’y a aucun mal à cela ! Personne ne va vous juger. A part peut être votre belle mère qui vous dira gentiment : « Eh bah dis donc ! Le sportif il y va sur la bûche ! C’est du beau ! ». Un conseil utile, retenez-vous de la gifler, juste comme ça.

 

Plus sérieusement, si vous avez décidé au préalable que vous n’irez pas vous entraîner pendant les fêtes, peu importe la discipline, ne vous entraînez pas ! Si vous jugez que vous avez été sérieux toute l’année et que vous avez bien progressé, un break de 10 jours ne peut pas vous faire de mal.

 

C’est vous et vous seul qui décidez de ce que vous voulez faire. Profiter un maximum de cette période si particulière, ou rester sérieux. Faites fi de ce que les autres pourront dire. Ce n’est pas parce que j’ai appelé ce plan d’action « celui du flemmard » que je porte un jugement sur quiconque l’appliquera.

 

Personnellement, si je prends le temps de détailler ce plan d’action, c’est parce que je le trouve 100% légitime. Si vous êtes entouré de sportifs, vous verrez que nombreux sont ceux qui appliquent cette méthode. Vont-ils en mourrir ? Je ne pense pas.

 

Voici donc ce que je vous conseille si vous souhaitez vous reposer pendant les fêtes, et ne pas vous entraîner :

 

  • préparez bien vos affaires. J’entends par là qu’après votre dernier entraînement « pré fêtes », rangez bien toutes les affaires nécessaires pour votre entraînement. Lavez-les, faites votre sac, tout ce que vous voulez. En somme, préparez vous déjà à revenir à l’entraînement. Cela créera inconsciemment un mécanisme dans votre caboche qui vous dira : « les fêtes finies, je peux directement aller de nouveau à l’entraînement ». Ce sera une tâche en moins à faire dans le futur, et vous pourrez tout bonnement ne plus y penser.

 

  • coupez-vous totalement. Je développe déjà cette théorie dans mon article sur le surentraînement, mais il est très important de savoir se détacher de son milieu. Si vous avez l’habitude de regarder des vidéos, lire des magazines en lien avec votre entraînement, arrêtez. Prenez du recul, cela vous aidera à libérer cette tension sous-jacente que créent ces contenus. Vous voyez une vidéo sur la fréquence de pédalage en montée par exemple, vous vous dites inconsciemment : « il faut que j’essaie ça dès mon prochain entraînement ! ». C’est de cela dont je parle. Toutefois, continuez à lire les articles croustillants de votre blogueur préféré ^^

 

  • reposez-vous ! Mais quand je dis reposez-vous, c’est bien REPOSEZ-VOUS. Je pars du principe que quelqu’un qui sait s’entraîner, bien s’entraîner, doit aussi savoir bien se reposer. J’entends par là de remplacer les habitudes liées à l’entraînement par des habitudes plus liées … à la paresse. Il n’y a rien de mal à glander, il faut se le dire, sur youtube à regarder des vidéos qui n’ont aucun sens. Imaginons que vous avez l’habitude de grimper de 16h à 18h le jeudi. En période de fêtes, profitez de ce créneau pour faire ce qui vous plaît : regarder une série, prendre un bon bain, manger une glace … pourquoi pas les trois en même temps si ça vous chante ! Le mot même d’entraînement, et tout ce que cela implique, ne doit même plus vous venir à l’esprit.

 

En somme, vous devez vraiment vous déconnecter. Faites en quelque sorte une cure, une cure de flemme pour ainsi dire. J’entends par là que quelqu’un qui sait se défoncer à l’entraînement doit savoir être mou comme une guimauve. Il faut de temps être perfusé au chamallow comme diraient certains profs.

 

Vous ne devez ressentir aucune culpabilité au fait de ne pas vous entraîner. Si vous ressentez une forme de gêne, de mal être au fait de ne pas pratiquer, il y a sans doute un problème. Il se peut tout simplement que vous ne soyez pas fait pour vous reposer de trop, et cela existe réellement.

 

Dans une certaine mesure, prenez les choses comme elles viennent, et profitez de la beauté des fêtes. Ne vous prenez pas trop le chou et sachez vous reposer comme votre corps le mérite.

 

Nous allons maintenant attaquer la deuxième méthode, radicalement opposée, et qui demande beaucoup plus d’organisation. Let’s go !

 

PLAN D’ACTION N ° II ; CELUI DU GUERRIER

 

Qu’est-ce que j’entends par guerrier ? Je considère dans cette partie que je m’adresse à ceux pour qui les fêtes ne sont pas une excuse. Les excuses n’en sont pas, tout simplement. Peu importe que ce soient les fêtes ou patati patata, vous devez vous entraîner. C’est votre mission. Comme le dirait si bien Mika Häkkinen (champion du monde de F1 en 1998 et 1999) :

 

I have a mission, I’m here to win

 

Si vous avez la même mentalité que notre cher pilote finlandais, vous n’accordez pas la même conception des fêtes que tout le monde. Certes, vous allez manger de la bûche et du foie gras pendant les repas de famille, mais cela ne veut pas pour autant dire que vous n’allez pas vous entraîner.

 

Votre diète sera sans doute beaucoup moins stricte qu’en temps normal, mais cela ne va pas vous empêcher d’aller vous entraîner. Vous ferez preuve d’intelligence dans le sens où vous allez vous adapter à chaque situation. Pour ceux qui ne le sauraient pas, l’adaptation est l’une des clés de l’intelligence.

 

Voici donc comment doit procéder le guerrier pendant la période des fêtes :

 

  • avoir une organisation en béton. J’entends par là que vous devez savoir à l’avance quel jour vous allez être chez papy René, quel autre jour vous partez dans le Poitou voir votre belle famille … Tout cela pour que vous puissiez planifier à l’avance tous vos entraînements. Vous allez devoir être flexible, ça c’est sûr, mais vous allez y arriver. Vous êtes un guerrier après tout. Peu importe les circonstances, il faut trouver une solution. Se lever plus tôt, s’entraîner plus tard etc.

 

  • ne pas se laisser distraire. Si vous comptez partir courir 20 kilomètres le 25 Décembre au matin, il y a beaucoup de chances que votre entourage vous prenne pour un ahuri. Ne les écoutez pas. Vous avez des objectifs et vous devez mettre toutes les chances de votre côté pour les atteindre. Ne laissez pas le brouhaha vous perturber. Vous êtes un champion, un guerrier, et vous devez vous détacher de la masse afin de vous épanouir.

 

  • garder ses habitudes. Il va de soi que si vous souhaitez continuer à vous entraîner à la même fréquence qu’habituellement, il ne faut pas changer vos routines. Les routines vous permettent en effet d’avoir un support propice à la performance. Donc ce n’est pas une date précise qui doit vous arrêter, vous empêcher de vous lever tôt ou de travailler dur. Si vous êtes un guerrier, vous devez agir comme un.

 

En deux mots, keep pushing. Ce n’est pas parce que la société vous dit que vous devez faire quelque chose que vous devez le faire. Ecoutez la petite voix venant du plus profond de vous même, et appliquez ce qu’elle vous dit. Si elle vous dit de vous entraîner, faites le.

 

Vous allez sans doute sembler bizarre aux yeux de nombre de personnes, mais vous n’êtes pas au même niveau que ces fameuses personnes. Contrairement à elles, vous avez des objectifs, et vous vous donnez corps et âme dans la réalisation de ces derniers.

 

Ce que je vais faire pendant les fêtes

 

Je vais très rapidement vous dire comment je vais gérer mes entraînements pendant le fêtes. Dès lors, s’il y a des personnes dans mon cas, elles pourront s’identifier et agir comme je le fais.

 

Je n’ai pas l’intention d’arrêter de m’entraîner pendant les fêtes. C’est à dire que je vais continuer à aller à la salle un maximum. Le seul facteur qui fait que je ne vais pas aller à la salle est tout simplement la fermeture de cette dernière. En effet, elle risque de ne pas être ouverte le 25 Décembre et le 1er Janvier.

 

Je vais donc devoir m’adapter. Les jours où elle sera fermée, ou les jours où je ne serai pas chez moi, je ferai autre chose. Je pense que je vais faire un retour aux sources en faisant des entraînements à base de pompes dans ma chambre. Comme au bon vieux temps !

 

Il n’est pas question que je reste à rien faire pendant les fêtes, je vais donc m’adapter et m’entraîner intelligemment. Je ne vais pas faire une séance de squat après avoir mangé de la bûche, cela ne serait pas optimal pour ma digestion, dirons-nous. En bref, je vais moduler, mais je vais toujours m’entraîner !

 

CONCLUSION

 

La période des fêtes est une tradition sociale, il y a donc beaucoup de codes qui vont avec. Libre à vous de respecter ces codes sociaux, ou au contraire, d’agir en fonction de vos propres codes. Peu importe ce que les gens pensent de vous, vous devez faire ce que VOUS pensez juste que vous fassiez.

 

Ce n’est pas parce que vous vous entraînez que vous ne profitez pas des fêtes, c’est principalement ce que les gens ont du mal à entendre. Chacun sa vision du plaisir, voilà tout. Ecoutez ce que votre for intérieur vous dit et n’écoutez pas les médisants. N’oubliez surtout pas que la clé, c’est l’introspection.

 

Félicitations à vous êtes arrivé au terme de cet article ! Votre motivation vous permettra d’appréhender les fêtes de manière intelligente, je vous le garantis !

 

Vous êtes libre de commenter cet article pour communiquer avec moi, je me ferai un plaisir de vous répondre 😉

De plus, partager cet article autour de vous, notamment grâce au bouton en haut de page, aiderait plus de personnes à profiter des conseils de ce blog !

 

En attendant d’autres articles croustillants, mangez bien, dormez bien, entraînez-vous bien !

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